Le Raïs tient une importante rencontre avec les correspondants des médias étrangers

Test Acount Mardi 17 Décembre 2019-19:25:37 Actualités
Le Président Abdel-Fattah Al-Sissi
Le Président Abdel-Fattah Al-Sissi

Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a eu une importante rencontre avec les correspondants des médias étrangers, en marge du Forum mondial de la Jeunesse à Charm Al-Cheikh, qui a clôturé ses travaux hier mardi. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’intérêt du Président à être en contact continu avec les médias, pour évoquer les différents dossiers sur les plans local, régional et international.
Le Président a commencé par mettre l’accent sur la position de l’Egypte - et qui était claire dans le communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères - vis-vis du protocole signé entre la Turquie et Al-Sarraj, chef du gouvernement libyen. Et en ce qui concerne le tracé des frontières entre l’Egypte et la Grèce, le Chef de l’Etat a souligné, en répondant à une question posée par un journaliste grec, que cette question avançait bien.
A une autre question autour du Barrage éthiopien, Al-Sissi a affirmé : “L’Egypte a un volet qu’elle adopte en ce qui concerne le Barrage de la Renaissance. Si nous ne parvenons pas à un accord jusqu’au 15 janvier prochain, il y aura une quatrième partie qui sera un médiateur dans ce dossier”. Evoquant une déclaration attribuée au Premier ministre éthiopien sur la militarisation d’un million de personnes pour déclencher une guerre défendant le Barrage, le Président Al-Sissi a souligné : “Tout le monde doit être conscient que nos ressources ne seront pas épuisées dans des combats, nous cherchons au contraire à nous mettre d’accord pour le développement. La militarisation d’un million de personnes a besoin de plusieurs milliards de dollars. Ne cherchez-vous pas le développement ? Vous allez construire un barrage et réaliser un développement ou vous allez dépenser de l’argent pour faire la guerre?” s’est-il demandé.
A une question autour de la réconciliation entre le quartette arabe et le Qatar, le Raïs a souligné : “L’autre n’a pas changé. Il existe 13 conditions qui avaient été établies et jusqu’à présent, rien n’est survenu ou a changé”. Et le Chef de l’Etat de renchérir : “Nous souhaitons des efforts sincères afin de pouvoir parvenir à des engagements permanents”.
Le Président a poursuivi : “Lorsque nous pensons à certains médias, nous constatons qu’ils abordent leurs sujets de façon dépourvue d’objectivité, juste pour porter atteinte à l’Egypte. Nos médias doivent prendre conscience de cela et faire attention”.
Al-Sissi a d’autre part souligné que 100 millions d’Egyptiens avaient besoin, au minimum, d’un trillion de dollars par an, soit près de 17 trillions de LE. “Notre budget est un trillion de LE et poussière”, a-t-il fait savoir, avant d’aouter que si le revenu de l’Egypte était comme celui des pays qui attaquent, cela signifiera que “notre budget sera près de 20 trillions par an et c’est une grosse somme. Donnez-moi cette somme et vous verrez comment je changerai la face de l’Egypte. Je regrette de voir les pays détruire les uns les autres. Ce n’est pas du travail médiatique ni du professionnalisme. C’est plutôt un complot”, s’est-il alarmé.
Evoquant la cause palestinienne, le Raïs a répondu à une question posée par le correspondant du journal jordanien “Al-Ghad” tournant autour des politiques colonialistes israéliennes, appuyées sur le plan international, d’autant que Netanyahu avait annoncé l’annexion de la Vallée du Jourdain, ce qui constitue un danger menaçant la sécurité nationale jordanienne, le Président a souligné : “Il existe une grande différence entre les promesses électorales avant la tenue des élections, et ce qui vient après. Ce qui se passait au cours de la dernière période, était comme des promesses électorales faites par le Premier ministre israélien et comme je viens de souligner, il existe une différence entre faire des promesses et tenir ses promesses.”
Al-Sissi a affirmé que la position égyptienne est invariable et n’a jamais changé en ce qui concerne la solution à deux Etats, et vis-à-vis de la cause palestinienne. “Il existe une chance de pouvoir avancer, mais qui ne commencera qu’après la fin des élections israéliennes”, a-t-il révélé. “Notre position est claire : La solution à deux Etats. C’est à partir de là que la région pourra entrer dans une nouvelle phase similaire à celle connue après l’accord de paix conclu par le Président Sadate”, a-t-il expliqué.
Et le Chef de l’Etat de renchérir concernant les relations égypto-jordaniennes : “Ces relations sont excellentes et nous avons une coordination bilatérale sur les plans politique et économique et possédons également une volonté pour coopérer avec nos frères Jordaniens ainsi qu’avec tous les Arabes”, a-t-il réitéré. “L’Egypte est ouverte pour coordonner avec les Arabes et désire développer et promouvoir les relations de coopération interarabe sur tous les plans”, a-t-il réitéré.
Le Président a ensuite adressé plusieurs messages optimistes au peuple égyptien, en disant : “Je suis rassuré sur l’Egypte et je suis confiant que l’Egypte avance, non pas parce que je suis là, mais plutôt parce que le peuple égyptien est présent et conscient”. “Les Etats ont besoin d’efforts assidus. Vous êtes des combattants, à nos côtés, pour le bien de l’Egypte, pour sa stabilité et son progrès”, a-t-il martelé, avant d’ajouter : “Les résultats obtenus à présent sont meilleurs que ceux par le passé”, a-t-il affirmé sur un ton optimiste.
Le Président a également affirmé l’intérêt de l’Etat à autonomiser les jeunes et à les former pour devenir des dirigeants. “Les démarches entreprises pour réhabiliter et former les jeunes dirigeants, à travers l’Académie nationale de formation, ont abouti et nous avons permis aux jeunes d’accéder à des postes importants, dans le gouvernement et dans les gouvernorats”.
Et Al-Sissi de souligner que le gouvernement examine la situation de 5 mille usines en difficulté depuis 2011 et a réussi à mettre un terme à un endettement qui s’élevait à 30 milliards de LE. “Nous n’avons pas de défis ou de problèmes qui peuvent entraver l’Etat égyptien, que le défi de la stabilité si elle n’existe pas”, a-t-il affirmé.
Et de noter : “L’Egypte a un million de jeunes diplômés par an qui entrent sur le marché du travail. Ceux-ci désirent avoir un logement et fonder des familles.
Combien cela coûte-t-il dans vos pays”, s’est interrogé le Président en s’adressant aux correspondants étrangers. “Est-ce que vous pouvez faire de même dans vos pays pour un million de personnes chaque année ?”.
Le Président a enfin conclu en soulignant : “Si nous réalisons des gains aux dépens des vies et du sang des nations et de la construction des pays, cela n’aura aucune valeur... Regardez comment les Etats sont sabotés et détruits”, s’est-il lamenté.

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